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Fugier Pascal

Les trois dimensions sociales de l’identité personnelle : réelle, symbolique et imaginaire (3)

 




 Introduction

Troisième et dernier volet de notre trilogie consacrée aux trois dimensions sociales de l’identité personnelle. Nous présentons dans un premier temps sa dimension réelle puis, dans un second temps, l’articulation des dimensions symbolique, imaginaire et réelle de l’identité personnelle.

 Les trois paliers constitutifs de la dimension réelle de l’identité personnelle

Afin de mettre à jour la dimension réelle de l’identité personnelle, nous délaissons sa sphère subjective et nous attachons uniquement à son versant objectif en mobilisant pour cela le réel de la science. Il s’agit en quelque sorte de ne rien vouloir savoir a priori de la manière dont les individus s’identifient et de tâcher d’objectiver cet objet d’étude qu’est l’identité personnelle à partir de l’ensemble des moyens de production scientifique auxquels on peut avoir recours aujourd’hui. Or, ce souci d’objectivation nous a conduit à distinguer au cœur de cette troisième dimension les trois paliers suivants :

Le palier anthropologique

Ce palier résulte de l’entrée dans la vie spécifique de l’être humain, spécificité que nous avons évoquée dans la fiche technique précédente [1]. L’être humain advient de manière prématurée, ce qui le condamne nécessairement à un manque à être. Ce manque à être constitue une domination de nature ontologique puisque aucun individu ne peut y échapper. Pour autant, il conditionne aussi le désir (puisque ce dernier implique un manque) ainsi que la négativité, c’est-à-dire la capacité de nier l’existant et le donné.

Dès lors, si les dimensions symbolique et imaginaire de l’identité personnelle nous conduisent sur la voie d’une anthropologie de la dette en ce qui concerne la première dimension et sur la voie d’une anthropologie du narcissisme en ce qui concerne la seconde, la dimension réelle nous conduit quant à elle sur la voie d’une anthropologie du vide. Anthropologie que nous pouvons notamment construire sur la base de Méditations pascaliennes. En effet, selon Blaise Pascal, l’individu est contraint de passer par le divertissement pour ‘‘se détourner’’ du vide qui le traverse : « Rien n’est ni insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. » [2]

Telle est la première affirmation que nous pouvons avancer concernant la dimension réelle de l’identité personnelle, à savoir que l’individu se définit avant tout par une béance, un manque à être qui fait de lui cet animal social, contraint de trouver dans la société et ses institutions la raison d’être qui lui manque a priori  : « il est un être sans raison d’être, habité par le besoin de justification, de légitimation, de reconnaissance. Or, comme Pascal le suggère, dans cette recherche de justifications d’exister, ce qu’il appelle ‘‘le monde’’, ou ‘‘la société’’, est la seule instance capable de concurrencer le recours à Dieu. » [3] Nous retrouvons une thèse similaire chez Émile Durkheim : l’individu « à lui seul, n’est pas une fin suffisante pour son activité. Il est trop peu de chose » car borné dans l’espace comme dans le temps. « Quand donc nous n’avons pas d’autre objectif que nous-mêmes, nous ne pouvons pas échapper à cette idée que nos efforts sont finalement destinés à se perdre dans le néant, puisque nous devons y rentrer. » [4]

Le palier socio-historique

Le palier socio-historique de la dimension réelle de l’identité personnelle est une conséquence de son palier anthropologique : advenant prématurément et se définissant par un manque à être constitutif, le petit d’homme « ne peut donc s’accomplir de par sa propre nature, il doit en sortir pour se réaliser. En tant qu’être inachevé, il dépend d’un autre être susceptible de remédier à cet inachèvement. » [5] Ce faisant, loin de se restreindre à une simple fonction de reconnaissance, les rapports sociaux constituent le palier socio-historique de l’identité personnelle, palier que nous identifions comme tel en ce qu’il signifie que tout petit d’homme ne peut s’humaniser sans s’insérer dans l’activité transformatrice des rapports sociaux, au double sens de l’activité des rapports sociaux qui transforme l’individu et de l’activité par laquelle l’individu lui-même transforme ces rapports en retour.

Le palier socio-historique détermine synchroniquement l’identité personnelle dans le sens où l’individu s’inscrit dans des situations de classe, de genre, de génération et de culture déterminées. De même, le palier socio-historique détermine diachroniquement l’identité personnelle puisque « l’histoire d’un individu pris à part ne peut en aucun cas être isolée de l’histoire des individus qui l’ont précédé ou sont ses contemporains : son histoire est au contraire déterminée par la leur. » [6] Ces déterminations synchroniques et diachroniques structurent l’identité personnelle sous la forme d’un espace des possibles identitaires, lequel est donc à la fois un espace de contraintes et d’inhibitions d’un côté et un espace d’opportunités et de ressources de l’autre.

En guise d’illustration, nous pouvons nous intéresser au discours volontariste que nous avons recueilli chez plusieurs enseignants du secondaire issus du monde ouvrier, discours manifestant en l’occurrence la dimension imaginaire de leur identité personnelle. Ainsi, le palier socio-historique de la dimension réelle de leur identité apparaît notamment lorsqu’on inscrit leur discours volontariste dans leur situation générationnelle. En effet, ces enseignants sont nés autour des années 1945-1950 et ont connu par conséquent ‘‘l’âge d’or’’ des Trente Glorieuses. Leur expérience professionnelle de jeunesse est marquée par le fait que l’effort constitue une condition nécessaire et suffisante pour connaître une ascension sociale. Leur propre expérience biographique les convaincant du bien-fondé de la maxime populaire selon laquelle ‘‘quand on veut, on peut’’.

Or, ce que ces enseignants ‘‘ne voient pas’’, c’est que l’expérience biographique qu’ils mobilisent pour justifier leur discours volontariste s’inscrit dans une situation générationnelle déterminée. Faute d’opérer cette relation déterminante, ils ne voient pas que « les portes de l’ascension sociale sont relativement ouvertes pour certaines générations à certaines périodes et dans d’autres phases, quels que soient les mérites personnels, elles sont largement et globalement fermées. » [7] Est ainsi scotomisé le compromis fordiste, cet élément spécifique du palier socio-historique de leur identité personnelle, qui a permis à de nombreux enfants issus du monde ouvrier l’expérience de l’ascension sociale.

Si nous nous intéressons aux récits identitaires d’individus eux aussi issus du monde ouvrier mais inscrits dans un ensemble générationnel [8] ultérieur, nous pouvons évoquer combien leur expérience socio-historique de la rupture du compromis fordiste, celle du primat de l’économie virtuelle (le capital financier) sur l’économie réelle (les capitaux réels, industriels et commerciaux), celle de la chute du mûr de Berlin, celle du passage de la Chine à une économie de marché ou encore celle de la crise du syndicalisme conditionnement différemment leurs structures identitaires. Ces expériences socio-historiques au sein desquelles s’inscrivent leurs trajectoires biographiques provoquent en effet une défaillance de la figure de l’Autre du prolétariat sans pour autant les convaincre du bien-fondé du discours identitaire volontariste, précarité oblige…

Enfin, si nous nous tournons désormais vers un troisième ensemble générationnel, constitué de jeunes étudiants fils d’ouvriers, nous constatons non plus la défaillance mais la résistance de la figure de l’Autre du prolétariat. Ainsi, leurs expériences socio-historique des mouvements altermondialistes initiés par la révolte des zapatistes au Chiapas en 1994 puis relayés par les manifestations contre la rencontre de l’OMC à Seattle en 1999 et le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001 [9] constituent autant de référents identitaires qui les invitent à interpeller la figure de l’Autre du prolétariat, désinvestie par l’ensemble générationnel précédemment cité. Leur réussite scolaire, au principe d’ « une forme particulière de confiance institutionnelle en soi » [10], bien que relative et peut-être temporaire, ayant tendance à les convaincre du bien-fondé de leur discours identitaire volontariste, tout comme l’était le discours identitaire du premier ensemble générationnel évoqué, dont le volontarisme s’inscrit dans un tout autre projet existentiel.

À travers la mise en scène de ces trois ensembles générationnels, qu’il faut appréhender comme autant d’idéaux types, nous voulons préciser que le palier socio-historique propre à des individus, ici à des cohortes d’enseignants, d’ouvriers puis d’étudiants, tous issus du monde ouvrier, rend probable et simultanément improbable certains énoncés identitaires. Le palier socio-historique structure un espace des possibles identitaires, pouvant privilégier la dimension imaginaire de l’identité personnelle (à l’image du discours volontariste de certains enseignants secondaires), ou à l’inverse sa dimension symbolique (à l’image de certains étudiants) ou encore provoquer la défaillance de la dimension symbolique sans pour autant se traduire par un fort investissement de la dimension imaginaire (à l’image de certains ouvriers, précarisés et privés de toute reconnaissance institutionnelle).

Le palier proprement individuel

Ce palier résulte du nécessaire processus d’individuation par lequel l’individu s’humanise. En effet, l’individu est un être surdéterminé synchroniquement et diachroniquement. Ainsi, il n’est pas uniquement déterminé par une position sociale mais par l’ensemble des positions sociales qu’il a occupées simultanément et successivement ; de même, il n’est pas uniquement déterminé par une disposition sociale (son origine sociale par exemple) mais par une multitude de dispositions sociales (ses capitaux culturels et sociaux, ses croyances religieuses, politiques, etc.). Et c’est grâce à cette surdétermination (et non pas en dépit de cette surdétermination) que l’individu s’individualise, recourt à la réflexivité et se construit une incontestable marge d’autonomie. L’individu est un « homme pluriel » qui s’individualise et se construit une trajectoire biographique proprement individuelle de par la multiplicité, l’hétérogénéité et la conflictualité des rapports sociaux qui le constituent.

Le palier individuel de l’identité personnelle est issu de la rencontre, heureuse ou malheureuse, entre une pluralité de nécessités structurales et une contingence historique. En d’autres termes, l’espace des possibles identitaires d’un individu est riche en potentialités que la contingence individuelle active ou laisse à l’état de potentialités. Certaines possibilités identitaires demeurant virtuelles parce que l’individu n’a jamais été confronté durant sa trajectoire de vie à un contexte social (familial, amical, professionnel, politique, etc.) permettant leur activation. L’espace des possibles identitaires propre à un individu délivre un certain nombre d’opportunités, « un faisceau de trajectoires à peu près équiprobables conduisant à des positions à peu près équivalentes  » dit Pierre Bourdieu, ajoutant que « le passage d’une trajectoire à une autre dépend souvent d’événements collectifs- guerres, crises, etc.- ou individuels- rencontres, liaisons, protections, etc.- que l’on décrit communément comme des hasards (heureux ou malheureux). » [11]

Cette contingence et ces opportunités individuelles ne sont pas pour autant dénuées de tout déterminisme et il est toujours bon de rappeler que « les individus ne se déplacent pas au hasard dans l’espace social » puisque nombre de ces événements et rencontres, heureuses ou malheureuses, « dépendent eux-mêmes statistiquement de la position et des dispositions de ceux à qui ils arrivent. » [12] Nous pouvons évoquer ici les rencontres aménagées par les familles bourgeoises dans les clubs et réunions de famille afin que la ‘‘contingence’’ s’opère au profit de leurs enfants et détermine leurs choix scolaires, professionnels, amicaux et amoureux, etc. Enfin, nous pouvons aussi souligner à ce propos le phénomène de vieillissement social, c’est-à-dire « ce lent travail de deuil », ce désinvestissement de « tous les possibles latéraux, peu à peu abandonnés sur le chemin, et de toutes les espérances reconnues comme irréalisables à force d’être restées irréalisées. » [13]

Synthèse

Nous pouvons introduire les trois paliers en profondeur constitutifs de la dimension réelle de l’identité personnelle en nous référant aux travaux de Jean-Claude Milner [14] et en avançant simplement que la proposition thétique ‘‘il y a’’ introduit le réel, que nous concevons de ce fait de manière matérialiste : il y a le manque à être (palier anthropologique) ; il y a le devenir (palier socio-historique) ; il y a l’individuation (palier proprement individuel). Telles sont les trois assertions constitutives de la dimension réelle de l’identité personnelle.

De même, nous pouvons résumer nos efforts d’objectivation de l’identité personnelle en soutenant que sa dimension réelle identifie l’individu comme un (presque) rien (de par son manque à être originel) qui est déterminé par une réalité socio-historique qui le constitue et le limite (dans ses prétentions) mais de laquelle, de par son caractère surdéterminant générateur d’un espace des possibles identitaires, il peut tenter ‘‘de se passer’’ ou d’échapper pour faire advenir une véritable individualité, les connaissances sociologiques, historiques et psychanalytiques participant pleinement à ce processus de libération qui n’a rien à voir avec la liberté a priori des individualistes et autres sujets imaginaires.

 L’articulation dialectique des trois dimensions sociales de l’identité personnelle

Nous n’appréhendons en aucun cas l’identité personnelle et chacune de ses dimensions constitutives comme des substances, mais plutôt comme des relations conflictuelles et contradictoires qui constituent une formation de compromis.

Nous pouvons illustrer cette articulation dialectique en nous intéressant au corps. En effet, ce dernier constitue en premier lieu le support essentiel du sujet imaginaire dont l’impératif, rappelons-le, est de ne pas ‘‘perdre la face’’ et de ‘‘se grandir’’ en tâchant de convaincre autrui et de se convaincre de sa toute-puissance. Or, aujourd’hui, le corps est grandement investi de cet impératif imaginaire : il doit être esthétique, performant, éternel. La culture du look qui, littéralement, cherche à réduire/confondre le corps à l’image idéale, narcissiquement investie, du corps, étant particulièrement caractéristique de cet investissement imaginaire.

Pour autant, cet investissement imaginaire n’est pas exclusif et il faut rappeler que le symbolique continue à ordonner le corps : nous retrouvons ici toute la sociologie bourdieusienne du corps et ses concepts d’habitus (qu’on incorpore) et d’hexis. Car, en cherchant à ‘‘se grandir’’, le sujet imaginarisé se réfère à un répertoire symbolique de manières d’être, de se tenir, de parler, de regarder, etc., provenant du milieu social dont il a hérité ou qu’il souhaite intégrer. La symbolique du corps ordonne l’imaginaire du corps à travers toutes sortes d’injonctions, de choses à faire et à ne pas faire : par exemple, s’identifiant et désirant être identifié de ‘‘caillera’’ [15], le sujet se doit de marcher en faisant de grands pas, les jambes plutôt écartées, etc. ; par contre, à l’opposé, il ne peut pas croiser ses jambes lorsqu’il est assis ou s’épiler, etc. Mettre à jour la dimension symbolique du corps individuel consiste donc à démontrer combien il est ordonné par une hexis de classe, de genre et de génération et combien on l’investit pour se faire reconnaître par des figures symboliques (que ce soit son père ou ses pairs).

Enfin, nous devons aussi évoquer la dimension réelle du corps, à commencer par son palier anthropologique : le corps réel se caractérise avant tout par sa finitude, sa division et par le fait qu’il nous excède : on ne le maîtrise pas, il nous trahit, il nous fait ‘‘exister [16]’’ en nous mettant par moments ‘‘hors de nous’’. De même, le corps s’inscrit dans le palier socio-historique auquel l’individu est soumis d’une manière nécessairement individualisée. Ainsi, si le corps de la ‘‘caillera’’ constitue le support essentiel de son identité personnelle, ce n’est pas uniquement afin de ‘‘se grandir’’ (dimension identitaire imaginaire) et en référence à un certain ordre symbolique (dimension identitaire symbolique), mais c’est aussi parce que la ‘‘caillera’’ est un prolétaire. Qu’il le veuille ou non, il ne vit que de son corps, faute d’avoir des capitaux économiques, culturels et sociaux légitimes nécessaires pour investir autrement le monde social et y occuper une autre place dans les rapports sociaux de production. Le corps symbolique fait de nécessité vertu en quelques sortes. Le corps réel du ‘‘caillera’’, à l’opposé de son corps imaginaire, est un corps soumis et dominé : c’est un corps défaillant, inadapté au principe de réalité légitime et stigmatisé par les agents qui y sont dominants.

 Conclusion

L’identité personnelle présente donc plusieurs dimensions sociales qu’il est très difficile de définir de par leurs déformations continues. Nous n’avons pas pour autant refusé d’en mettre à jour les différentes propriétés, en réalisant pour cela une topologie de l’identité personnelle qui, selon nous, est le seul moyen méthodologique qui nous permet de mettre à jour les différents invariants au principe des structures identitaires sans en sacrifier le mouvement dialectique. Ainsi, nous définissons l’identité personnelle comme une formation de compromis, un phénomène social total qui, de par son caractère ineffable, échappe sans cesse aux individus et aux sociologues qui tentent de l’objectiver tout en ne cessant pour autant de les déterminer.

 Bibliographie

Bourdieu P., La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979

Bourdieu P., Méditations pascaliennes, Paris, Éditions du Seuil, 1997

Caillé A. (dir.), « Alter-démocratie, altter-économie. Chantiers de l’espérance », Revue du M.A.U.S.S., n°26, Second semestre 2005, La Découverte.

Dufour D-R., L’art de réduire les têtes. Sur la nouvelle servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total, Paris, Editions Denoël, 2003

Durkheim E., Le Suicide, Paris, PUF, 1999 (1930).

Mannheim K., Le problème des générations, Paris, Editions Nathan, 1990

Marx K. et Engels F., L’idéologie allemande, Paris, Editions sociales, 1968

Martuccelli D., Forgé par l’épreuve. L’individu dans la France contemporaine, Paris, Armand Colin, 2006.

Milner J-C., Les noms indistincts, Paris, Editions du Seuil, 1983

Pascal B., Œuvres complètes, Paris, Editions du Seuil, 1963

Notes

[1] http://www.revue-interrogations.org/Les-trois-dimensions-sociales-de-l,317

[2] B. Pascal, « Pensées » - fragment 622 - in Œuvres complètes, Paris, Editions du Seuil, 1963, p. 586.

[3] P. Bourdieu, Méditations pascaliennes, Paris, Éditions du Seuil, 1997, p. 282.

[4] E. Durkheim, Le Suicide, Paris, PUF, 1999 (1930), p. 224.

[5] D-R. Dufour, L’art de réduire les têtes. Sur la nouvelle servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total, Paris, Editions Denoël, 2003, p. 230.

[6] K. Marx et F. Engels, L’idéologie allemande, Paris, Editions sociales, 1968, p 481.

[7] D. Martuccelli, Forgé par l’épreuve. L’individu dans la France contemporaine, Paris, Armand Colin, 2006, p. 112.

[8] K. Mannheim, Le problème des générations, Paris, Editions Nathan, 1990.

[9] A propos de la résistance du récit symbolique de l’émancipation du peuple travailleur, nous vous renvoyons entre autre à l’ouvrage collectif, sous la direction d’A. Caillé, Alter-démocratie, altter-économie. Chantiers de l’espérance (Revue du M.A.U.S.S., n°26, Second semestre 2005, La Découverte) et aux multiples ouvrages de l’association ATTAC.

[10] D. Martuccelli, op. cit., p. 45.

[11] P. Bourdieu, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979, p. 122.

[12] Idem.

[13] Idem, p. 123.

[14] J-C. Milner, Les noms indistincts, Paris, Editions du Seuil, 1983, p. 7.

[15] Dans cet exemple, une ‘‘caillera’’, verlan de racaille, désigne moins un individu effectuant des faits de déviance qu’un individu imposant un certain respect dans son réseau de socialités.

[16] Exister provient du mot latin stare et du préfixe ex- qui signifient littéralement ‘‘être placé hors de’’.

Pour citer l'article


Fugier Pascal, « Les trois dimensions sociales de l’identité personnelle : réelle, symbolique et imaginaire (3) », dans revue ¿ Interrogations ?, N°6. La santé au prisme des sciences humaines et sociales, juin 2008 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Les-trois-dimensions-sociales-de-l (Consulté le 25 septembre 2016).



ISSN électronique : 1778-3747

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