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Demaegdt christophe

Approche clinique de l’inconstance de la faculté de jugement : du déni au doute

 




 Approche clinique de la faculté de jugement

Les éléments de théories proviennent d’une recherche effectuée auprès d’un collectif d’expatriés volontaires, partis en mission ’post-urgence’ d’un an en Afghanistan pour le compte d’une ONG. A l’origine de cette démarche, une demande : celle d’un directeur des ressources humaines qui souhaitait analyser les causes du ’stress’ des volontaires. La santé des volontaires expatriés est un enjeu préoccupant, particulièrement lors du retour, et il souhaite mettre en place un dispositif préventif qui permette ’d’éviter la casse’, en partant du principe qu’une sélection draconienne et qu’une formation intensive à la ’gestion du stress et du trauma’ iraient dans ce sens. Ce faisant, il problématise la psychopathologie des volontaires autour des capacités de résistance individuelle face aux événements potentiellement traumatiques.

Force est pourtant de constater que le tableau clinique très spécifique du psychotraumatisme est exceptionnel, et qu’il ne recouvre nullement l’ensemble des perturbations rencontrées dans les rangs des intervenants. Pour les appréhender sans les enfermer dans les impasses de la catégorisation nosographique, ni les concevoir a priori comme une défaillance du sujet, une précaution s’impose. Elle consiste à concevoir le trouble comme une manifestation des remaniements construits face au réel. Cette orientation plus dynamique nous amènera à envisager l’arrêt de la pensée subjective, cliniquement remarquable chez la quasi-totalité des expatriés à leur retour, comme une défense, une protection contre la souffrance, et non comme un symptôme consécutif à un événement particulier. Ainsi, plutôt que de s’attaquer strictement à la recherche de facteurs traumatiques exogènes ou endogènes, il convient d’examiner les réaménagements développés ’normalement’ face à l’activité et de comprendre leur rationalité. Prendre cette direction consiste alors à répondre à la question : Qu’est ce que l’activité va venir mobiliser chez le sujet ?

L’objet de recherche initial glisse ainsi de la pathologie, ’la casse’, vers l’étude du rapport subjectif au travail et l’analyse des constructions psychiques et collectives développées face au réel de la mission. Les données cliniques sont recueillies auprès de personnes volontaires, individuellement au cours d’entretiens cliniques à visée de recherche, et collectivement selon une méthode inspirée de l’enquête psychodynamique du travail [1]. La confrontation de la somme des données permet de formuler des hypothèses originales, présentées ci-dessous, et de répondre à des visées qui ne soient pas strictement académiques. Suite à la formulation de ces hypothèses, plusieurs ONG ont souhaité s’associer à la recherche, ce qui permettra d’affiner, nuancer, voire renouveler les hypothèses proposées. En effet, les questions soulevées rencontrent des préoccupations issues du terrain, et outre l’enrichissement d’un corpus théorique au plus proche du ’drame’ des sujets, l’approche devrait permettre aux volontaires de disposer de ressources supplémentaires pour penser leurs situations. En interrogeant le rapport subjectif au travail et en tentant de comprendre la rationalité des conduites et des discours au regard de l’activité et de la santé, le dispositif ne laisse pas les participants inchangés. Il facilite l’intelligibilité et l’éventuelle réappropriation par le sujet de son activité. La méthode de recherche fondée sur la construction intersubjective d’un discours à visée compréhensive correspond donc, en dernière analyse, à l’esquisse d’une pratique d’intervention psychologique, et répond par là même à des objectifs cliniques.

Travailler dans un contexte de guerre a un impact majeur sur le fonctionnement psychique, et influe tout particulièrement sur la faculté de penser et de juger, qui se trouve bien souvent altérée ou suspendue [2]. Seule une approche véritablement clinique qui s’attache à comprendre les ressorts affectifs, les conflits, les incohérences, ainsi que leurs modes de résolutions, permet de prendre en considération l’épaisseur du sujet et d’éclairer cette curieuse inconstance du jugement. L’analyse des conditions d’une faculté de jugement autonome nécessite de prendre au sérieux les destins des affects, des pulsions, des éprouvés du corps libidinal, et s’inscrit alors dans un référentiel psychanalytique. Cependant, il est aussi nécessaire de tenir compte de la souffrance et de son devenir au sein des rapports sociaux, afin d’ouvrir les théories du corps et de ses impensés, matrices de l’inconscient psychanalytique, à la complexité des rapports de domination. L’intelligibilité d’une faculté de jugement ne peut se résoudre dans les seuls destins de la sexualité infantile, elle passe inévitablement par un décryptage des rouages sociaux et de la façon dont se les approprie et s’en affranchit le sujet.

La théorie psychanalytique ne se confine pas à la compréhension des troubles névrotiques d’adultes dans un dispositif divan-fauteuil. Si tant est qu’elle s’ouvre sur le réel (du travail, des rapports de domination) et que des outils conceptuels risquent l’articulation à d’autres théories, elle offre un cadre d’analyse puissant dont il serait dommage de se priver. Le travail ayant le double intérêt de mobiliser le corps en vue de faire face au réel, et d’inscrire le travailleur dans l’ordre social, c’est au travers d’une ouverture vers la clinique du travail qu’il est possible d’approfondir la question du jugement et de son inconstance.

 Se défendre de souffrir ou l’incapacitation de penser : le déni

La perspective adoptée se fonde sur l’analyse psychodynamique du travail [3]. L’hypothèse doctrinale de départ est de considérer que la confrontation au travail amène à la création de stratégies individuelles et collectives de défense, stratégies qui sont à distinguer des mécanismes de défenses étudiés par la psychanalyse [4]. Ces stratégies visent à évacuer ou atténuer la souffrance issue de la mobilisation au travail, et luttent a priori contre la détérioration de la santé mentale. Leur but est d’occulter (déni) une partie de la réalité, à savoir ce qui solliciterait des conflits, génèrerait de la souffrance et pourrait conduire à l’arrêt du travail. La protection contre la souffrance permet in fine de poursuivre le travail, et nécessite la participation active de tout un chacun. D’un point de vue théorique, la souffrance se trouve en amont des défenses, mais dans le cours de la recherche, la souffrance se fait d’abord connaître par son absence. Le but des défenses étant de protéger de la souffrance, celle-ci n’apparaît pas directement. Ce sont les silences collectifs gênés sur la question de l’injustice et de la souffrance d’autrui, puis dans un second temps les conflits d’interprétations, contradictions et incohérences au sujet de l’engagement pratique individuel et du jugement moral qui ont soulevé la nature éminemment éthique de la souffrance en jeu. Participer activement à des actes qu’ils ne cautionnent pas toujours, réaliser qu’un programme de reconstruction s’avère meurtrier ou encore constater son impuissance à contrecarrer l’injustice, voire participer contre son gré à ses rouages empêcherait de travailler et déstabiliserait l’édifice psychique, d’où la mise en place intentionnelle et cependant partiellement consciente de stratégies défensives.

Dès lors, l’étude focalise son attention sur les dynamiques intra et intersubjectives construites pour faire face à la souffrance d’autrui et à l’expérience de l’injustice dans le travail. Préserver une certaine ’normalité’ est un combat qui passe par l’apprentissage par corps d’une imperméabilité au pathique et à la souffrance, celle d’autrui et la sienne. Par conséquent, les stratégies défensives seraient un maillon de la reproduction de la domination, ce qui n’est cependant compréhensible qu’au regard d’une économie de la souffrance. Une analyse étayée sur les concepts issus de la psychodynamique du travail permet d’avancer à la suite d’Arendt qu’une action considérée comme moralement mauvaise ou injuste peut n’avoir « pour origine aucune méchanceté, pathologie ou conviction idéologique particulières chez l’agent », mais relever le plus vraisemblablement d’« une curieuse et assez authentique inaptitude à penser » [5]. L’exercice du mal, sa « banalité », correspond à une confusion des repères moraux et à un désaveu de la réalité partagé par l’ensemble du collectif, ce qui renvoie individuellement à une suspension de la faculté de penser et à une absence de distance critique face à son engagement, évitant de cette façon d’éprouver de l’angoisse, de la honte ou de la culpabilité. Dans un contexte violent saturé en injustice, l’inaptitude à penser au fondement de « l’inconscience sociale » [6] aurait une visée avant tout protectrice face à la peur, l’impuissance et le doute. Les stratégies collectives de défense dénient la réalité et scellent ce déni par l’inversion de certaines valeurs clés de l’humanitaire, qui cèdent la place à des rationalisations bétonnées (économique ou technique), des comportements ordaliques (conduites dangereuses, manquements aux consignes de sécurité, prises de substance psychoactives, mise en danger,…) ou encore à l’identification au mythe du sauveur invincible, figure virile par excellence du French Doctor.

Pour valider cette hypothèse, notre attention se porte sur les remaniements psychiques déployés au cours du travail, pour identifier dans un second temps que la participation aux stratégies défensives peut dissoudre la pensée au profit d’une identité d’emprunt, voire d’une « idéologie défensive de métier » [7] lorsque le déni préside au fonctionnement collectif. L’inaptitude à penser, terreau fertile à l’exercice du mal, serait l’héritière de la participation à ces stratégies collectives de défense. Nous avons constaté qu’au cours de cette mission, les stratégies collectives sont progressivement devenues le principal opérateur de l’économie psychique et ont supplanté les capacités de pensée subjectives, qui se rigidifient au profit d’une pensée d’emprunt, de comportements ’virils’, d’une stigmatisation des populations locales, et d’un fonctionnement hyperactif.

Mieux vaut se soustraire au risque de l’angoisse d’une pensée complexe et incertaine pour poursuivre le travail, et c’est précisément ce que les stratégies défensives tendent à faire. Les prises de position suspectes sont taxées de ’sensiblerie’, de ’tiers mondisme’, termes fédérant les participants aux défenses viriles autour de l’exclusion de celui qui rejoint alors la catégorie des ’afghans’ et des ’afghanisés’.

La perte de ces stratégies défensives (lors du retour par exemple) laisse un sujet démuni, confronté à une souffrance qui n’est plus jugulée par l’appui défensif du collectif, et qui s’actualise comme contrainte à penser ou comme symptôme [8]. Le paradoxe tient au fait que ces stratégies, dont le but premier est d’éviter la souffrance, participent, lorsqu’elles viennent à manquer ou lorsqu’elles sont excessives (tout dépend du référentiel temporel où on se situe), à un accès de souffrance dont l’intensité peut être dévastatrice pour le sujet. Ce paradoxe du point de vue psychique ressemble par ailleurs à l’ambiguïté même de l’action humanitaire que relèvent les acteurs. Passons pour l’instant sur cette énigme faite au chercheur, qui ne peut se résoudre au travers d’une explication strictement projective !

 Recouvrement de la faculté de jugement : émergence du doute

Se dégager des stratégies défensives pour penser au-delà de l’idéologie collective implique de ne pas évacuer ce qui risque de faire souffrir, et d’accepter d’être désorienté, d’être inhibé dans sa capacité d’action, de douter de son travail… et de soi. Cette émergence du doute requiert de pouvoir s’arrêter pour penser. Arendt souligne que la paralysie, forme cardinale de la passivité, est une condition pour penser, au sens où elle exige une cessation de toute activité, mais que penser « peut avoir un effet paralysant quand vous en sortez et que vous n’êtes plus sûrs de ce qui vous semblait indubitable, alors que vous étiez sans y penser engagés dans ce que vous faisiez  » [9]. On comprend que l’hyperactivité comme stratégie collective de défense évince de facto cette possibilité de douter en dérivant l’ensemble de l’économie psychique dans un fonctionnement opératoire, rivé au factuel, où le corps est soumis à un rythme frénétique valorisé par le collectif, allant parfois jusqu’à une reconnaissance par l’épuisement.

La présence de signes cliniques tels que le doute, la culpabilité, la déception, la mésestime de soi, peut être comprise comme un décollement de l’emprise exercée par le collectif et une tentative de réinterpréter son expérience [10]. Le retour de mission correspond à l’arrêt brutal du fonctionnement opératoire et de l’idéologie collective. L’échappatoire moteur n’est plus possible, les rationalisations ne trouvent pas d’assentiment inconditionnel, et une « souffrance éthique » [11] qu’on pourrait appeler ’après-coup’, peut alors survenir, c’est à dire que le conflit issu du décalage entre l’intention de l’engagement initial et la participation à la réalité des pratiques peut surgir. Le risque du doute, ce qui était dénié, frappé du sceau de l’interdit, revient, ou en tout cas est amené à revenir si le sujet parvient à se dégager des stratégies collectives et à amorcer une recomposition du clivage [12]. Dans l’après-coup, nous comprenons la présence du doute comme un décollement des stratégies collectives par un sujet au travail, entendons ici travail psychique. Le passage du déni au doute passerait par une phase de reconfiguration défensive et de recouvrement de la capacité de jugement, ou encore de pensée qui succède à la suspension de la pensée. Cette période de dégagement voit potentiellement apparaître l’émergence de conflits et le réamorçage de la pensée. Ce qui était désavoué, à savoir la prise en compte de la subjectivité et des éprouvés affectifs, commence à se frayer un chemin en vue de représentation pour faire l’objet d’un jugement. La quête du recouvrement de la faculté de juger va néanmoins devoir éviter les écueils de la persévérance défensive et de la décompensation pathologique.

Sur ce trajet du déni au jugement intervient la négation, dont nous relèverons deux aspects essentiels :

La négation est un principe intellectuel aux fondements du doute, comme le souligne Arendt dans une tradition cartésienne : « Tous les examens critiques doivent passer par un stade de négation, au moins hypothétique, des opinions et des « valeurs » admises pour découvrir leurs implications et leurs présupposés tacites » [13].

Dans une tradition freudienne [14], la négation a aussi un rôle de protection. L’objet de négation ne peut graduellement être pensé que s’il s’exprime en premier lieu sous sa forme négative, permettant temporairement de ménager le clivage. L’abandon brutal des défenses échafaudées sur le déni est un danger pour le psychisme que le sujet ne peut pas prendre si simplement, d’où une certaine retenue lors de l’appropriation de l’expérience. La négation apparaît comme un rejeton du déni collectif dont se dégage progressivement le sujet, et joue par ailleurs un rôle de protection en lui permettant de percevoir, puis penser, ce dont il ne pourrait supporter d’être le sujet s’il se le formulait sous une forme positive. La possibilité de formuler un jugement autre qu’un emprunt conforme aux stéréotypes de l’imaginaire social requiert l’acceptation des éprouvés affectifs, de « l’étrangèreté en soi »  [15], ce qui déplace finalement la question du jugement vers celle de « l’union intime entre la visée éthique (…) et la chair affective des sentiments », pour reprendre la définition que donne Ricoeur (1990) à la sollicitude.

 Conclusion

La sollicitude, cette ’sensiblerie’ décriée par les stratégies défensives, se trouve au final être une porte d’accès hasardeuse, mais terriblement puissante, vers une meilleure analyse des conflits psychiques générés par la confrontation au travail humanitaire. Une approche compréhensive centrée sur le réel de travail et les tiraillements éthiques qu’il attise offre à ses participants une possibilité de se réapproprier leur capacité de juger. De telles perspectives n’intéressent pas que les professionnels en charge de l’accompagnement psychologique des humanitaires. Loin s’en faut ! Les conséquences d’un tel travail d’élaboration conduisent à une critique de l’évaluation à l’aune des seuls critères défensifs. Comme le signale Brauman (1996) [16], «  à partir du moment où l’on a la volonté d’évaluer son action sous ces différents angles, je crois que l’on commence à se prémunir contre l’instrumentalisation, voire, dans certains cas, de la déshumanisation de l’action humanitaire ».

 Bibliographie

● Arendt Hannah, Responsabilité et jugement [1971], Paris, Payot, 2005

● Brauman Rony, Humanitaire, le dilemme [1996], 2ème éd, Paris, Textuel, 2002

● Dejours Christophe, Travail, usure mentale. Essai de psychopathologie du travail [1980], 3ème éd., Paris, Bayard, 2000

● Dejours Christophe, Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale [1998], Paris, Seuil, 1998

● Dejours Christophe, Le corps d’abord. Corps biologique, corps érotique et sens moral [2001], Paris, Payot, 2001

● Freud Sigmund, Considération actuelles sur la guerre et la mort [1915], Paris, Payot, 2001

● Freud Sigmund, La négation [1925], in Résultats, Idées, Problèmes II, Paris, PUF, Bibliothèque de psychanalyse, 1998

● Laplanche Jean, Entre séduction et inspiration : l’homme [1999], Paris, PUF, Quadrige, 1999

● Pharo Patrick, L’injustice et le mal [1996], Paris, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 1996

● Ricoeur Paul, Soi même comme un autre [1990], Paris, Seuil, coll. Points, 1990

Notes

[1] C.Dejours, Travail, Usure Mentale [1980], Paris, Bayard, 2000

[2] Nous retrouvons ici les constats que Freud relevait lors de la première guerre mondiale : « Les hommes à l’esprit le plus aiguisé se comportent soudain avec aussi peu de jugement que des simples d’esprit, dès que le jugement qu’on attend se heurte en eux à une résistance affective, mais qu’ils retrouvent aussi toute leur compréhension dès que cette résistance est surmontée » S. Freud, Considération actuelles sur la guerre et la mort [1915], Paris, Payot, 2001

[3] C. Dejours, ibid.

[4] C. Dejours, ibid

[5] H. Arendt, Responsabilité et jugement [1971], Paris, Payot, 2005

[6] P. Pharo, L’injustice et le mal [1996], Paris, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 1996

[7] C. Dejours, ibid

[8] L’étiologie des troubles psychiques rencontrés dans les rangs humanitaires occasionne, nous l’avons dit, une divergence d’interprétation. Souscrire à la centralité du travail permet de reconsidérer totalement les pistes de préventions et de soins. Cela n’exclut certainement pas la référence au trauma, mais la resitue dans un cadre plus précis et plus opérant d’un point de vue clinique. Au-delà des querelles théoriques, ce sont bien les enjeux praxiques qui sont fondamentaux dans la discussion.

[9] H. Arendt, ibid

[10] Dans cette perspective, la culpabilité est seconde à l’activité et n’en est pas le primum movens inconscient qui s’originerait strictement dans les impasses de la sexualité infantile.

[11] C. Dejours, Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale [1998], Paris, Seuil, 1998

[12] Cliniquement, le clivage correspond à la coexistence de deux attitudes divergentes, voire opposées au sein d’un même sujet, et qui ne s’influencent pas mutuellement. Le doute correspondrait à la confrontation consciente de ces deux attitudes cloisonnées par le clivage et à la possibilité d’un conflit réflexif autour de ce « schisme, cette dichotomie intérieure dans laquelle je peux me poser des questions et recevoir des réponses » (H.Arendt, ibid)

[13] H. Arendt, ibid

[14] S. Freud, La négation [1925], in Résultats, Idées, Problèmes II, Paris, PUF, Bibliothèque de psychanalyse, 1998

[15] J.Laplanche, Entre séduction et inspiration : l’homme [1999], Paris, PUF, Quadrige, 1999

[16] Président de l’ONG Médecins sans frontières de 1982 à 1994.

Pour citer l'article


Demaegdt christophe, « Approche clinique de l’inconstance de la faculté de jugement : du déni au doute », dans revue ¿ Interrogations ?, N°3. L’oubli, décembre 2006 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Approche-clinique-de-l-inconstance (Consulté le 11 décembre 2016).



ISSN électronique : 1778-3747

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