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Gateau Matthieu

Militer pour Artisans du Monde et Max Havelaar. Etude de cas des acteurs associatifs et militants du commerce équitable dijonnais

 




 Introduction

A partir d’une recherche en cours [1] sur deux associations de commerce équitable qui promeuvent ce dernier par des canaux différents, ce texte s’attachera à alimenter les réflexions autour de l’engagement associatif en présentant un exemple de nouvelle forme de participation [2]. Il s’agit ici de montrer qu’au-delà de l’objet qu’elles promeuvent, ces deux organisations attirent des publics militants différents, marqués par certains indicateurs caractéristiques. En s’attachant aux aspects sociologiques des acteurs militants [3] du commerce équitable, nous essayerons de répondre à la question suivante : en quoi les associations Artisans du Monde Dijon (AdM) et Equi’Max Dijon (correspondant local de Max Havelaar France, MHF) [4] se différencient-elles, tant du point de vue des pratiques que de leur organisation, et quels sont les facteurs expliquant l’hétérogénéité des profils militants propres à chaque association ?

 Deux associations locales pour deux manières de promouvoir le commerce équitable

Principales représentantes du commerce équitable spécialisé et labellisé au niveau régional, AdM et Equi’Max sont implantées à Dijon depuis plus de dix ans, époque où le commerce équitable n’était pas encore connu des trois quart des français [5]. Incarnant deux manières de développer la pratique équitable, ces deux associations sont également différentes quant aux valeurs qui les animent, à leur fonctionnement et leurs pratiques.

AdM Dijon, un groupe local emblématique

Créée par un couple de militants d’AdM Chaumont, la première boutique AdM a ouvert ses portes à Dijon en 1995. Disposant d’une boutique exiguë et mal située [6], l’association s’est lentement développée. Le vrai « décollage » d’AdM Dijon est dû à sa relocalisation, en 2000, aux portes de l’hyper centre de la ville [7]. Impulsée par la Fédération AdM (FAdM), cette politique de relocalisation [8] a eu pour finalité de rapprocher les boutiques des centres-villes afin d’attirer une nouvelle clientèle et de faire croître les ventes comme la sensibilisation des consommateurs. Depuis, l’association n’a cessé de croître et compte désormais une centaine d’adhérents dont certains s’illustrent à l’échelle nationale du mouvement, comme par exemple l’actuelle présidente de la FAdM qui est originaire du groupe dijonnais [9]. La présence à Dijon d’actuels et d’anciens dirigeants, de « responsables notables » [10] très impliqués dans la vie du mouvement, explique en partie le dynamisme de l’association, régulièrement classée dans les dix premiers groupes du réseau [11]. Ces militants aguerris permettent en effet au groupe dijonnais de renforcer les liens et de multiplier les interactions entre les niveaux locaux et nationaux de l’organisation. Ils offrent la possibilité au groupe local d’entretenir des liens privilégiés avec la FAdM, d’en relayer les valeurs et d’en suivre activement la politique. Sans entrer dans le détail, rappelons simplement que les valeurs fortes du mouvement AdM sont issues des courants humanistes, religieux et tiers-mondistes [12]. Envisagé comme une action de solidarité internationale, AdM est un mouvement militant qui se réfère au développement durable, à l’économie solidaire ou encore à l’altermondialisme.

En termes organisationnels, le groupe dijonnais est composé de plusieurs commissions thématiques (éducation, commandes des produits, communication, etc.) qui organisent les activités du groupe, par ailleurs employeur de deux salariées à temps plein [13].

Au quotidien, l’association promeut le commerce équitable en fonction des trois axes définis par la FAdM. Le premier correspond à la vente, réalisée à travers la boutique, qui, ouverte une trentaine d’heures par semaine, apparaît pour les bénévoles comme un lieu de socialisation au fonctionnement général de l’association. Concernant l’éducation au développement (EAD), il s’agit d’actions de sensibilisation aux inégalités et aux problèmes de développement dispensées notamment en milieu scolaire. Le dernier volet d’activité est le lobbying, qui intéresse le relais des campagnes de pression menées et soutenues par la FAdM et ses partenaires [14].

Enfin, deux temps forts marquent également la vie du groupe : la tenue annuelle d’une exposition-vente ainsi que l’organisation régionale de la Quinzaine du Commerce Equitable. Considérée comme « l’événement » le plus significatif en matière de promotion du commerce équitable, la Quinzaine est aussi l’occasion de faire se rencontrer les militants d’AdM et d’Equi’Max et faire coopérer ces deux entités qui soutiennent le commerce équitable par le biais de stratégies et pratiques différenciées.

Equi’Max, correspondant local de Max Havelaar France

En 1993, après un voyage en Amérique du Sud, trois amis travaillant dans le milieu agricole ont créé une association, baptisée « Autrement », qui s’est ensuite scindée avec la création d’une seconde entité dénommée Greuillages [15]. Centrée sur des actions de sensibilisation aux enjeux du développement, Autrement a institué un groupe « café » dans la perspective d’agir concrètement en faveur des populations défavorisées. Devenue représentante régionale du label Max Havelaar en 1994, l’association s’est rebaptisée Autrement Max Havelaar (1999) avant de devenir Equi’Max (2005).

Au niveau organisationnel, Equi’Max ne fait pas partie d’une fédération, le réseau associatif de MHF étant composé de groupes locaux juridiquement indépendants. A ce titre, Equi’Max a signé une convention de partenariat avec MHF lui permettant notamment d’utiliser son logo et ses outils de communication. Si MHF propose des activités à relayer en région, Equi’Max jouit d’une liberté totale quant à l’organisation (ou non) de celles-ci.

A la différence d’AdM, Equi’Max n’a pas de boutique et ne vend presque pas de produits équitables. Ses principales activités consistent en la promotion du label Max Havelaar. Cela se traduit par l’organisation d’animations variées telles que des journées de dégustation/sensibilisation en grandes et moyennes surfaces, sur les marchés locaux, dans les entreprises, etc. En 2006, ces dernières ont permis de faire connaître le label à plus de 7500 personnes [16]. Ces animations sont complétées par d’autres activités comme le suivi des points de ventes, le référencement des produits dans les grandes et moyennes surfaces de Côte d’Or, la contribution au développement de la consommation équitable « hors domicile », etc. Equi’Max travaille également à l’EAD, en animant des réunions d’information dans des établissements d’enseignement supérieur essentiellement. Elle accueille aussi des étudiants stagiaires issus de filières commerciales et de l’Etablissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon (ENESAD).

Actuellement, Equi’Max compte près de cinquante adhérents, dont une vingtaine de bénévoles actifs. Ces derniers sont souvent membres des différents groupes de travail (suivi des points de vente, EAD…) qui structurent le groupe, lui-même organisé par un conseil d’administration animé par un « noyau dur » d’une dizaine de personnes. Equi’Max est, à l’instar d’AdM, employeuse de deux salariées à temps plein. Par cette promotion de la professionnalisation, entendue comme développement de l’emploi salarial associatif, l’association entend développer ses activités tout en améliorant son fonctionnement interne pour gagner en cohésion.

Pour conclure cette première partie, retenons que ces deux organisations n’ont ni les mêmes pratiques, ni les mêmes fonctionnements. Représentantes locales de deux structures nationales qui s’opposent dans la manière de concevoir la pratique équitable [17], AdM Dijon et Equi’Max n’attirent pas les mêmes publics militants. Qu’il s’agisse des activités proposées aux bénévoles, des valeurs portées par les associations ou encore des origines de celles-ci, nos deux populations militantes se distinguent par un certain nombre de caractéristiques, elles aussi hétérogènes.

 Spécificités associatives, spécificités militantes ?

A partir de l’examen des fichiers « adhérents » des associations et des entretiens réalisés, certaines caractéristiques constitutives des profils sociologiques des militants d’AdM et d’Equi’Max ont été repérées. Dans un souci de concision, nous n’en avons ici retenu que trois séries.

Des spécificités générationnelles liées à la nature des activités associatives

L’âge constitue le premier critère distinctif de nos deux populations. Il est en effet frappant de noter la forte représentation des personnes de plus de cinquante-cinq ans et des retraités chez AdM. Si ce constat n’est pas surprenant en lui-même, renvoyant à l’expansion de ce que Viriot-Durandal appelle « le pouvoir gris » [18], il n’en va pas de même pour Equi’Max qui connaît a contrario un renouvellement de ses effectifs.

En 2005, les plus de cinquante-cinq ans étaient en proportion au nombre de six sur dix pour AdM, deux fois plus nombreux que chez Equi’Max. Bien qu’ils soient approximatifs, ces chiffres confirment cette impression qui se vérifie également à travers la composition des conseils d’administrations de chaque groupe : quatre administrateurs sur dix sont des retraités chez AdM tandis que sur huit membres, celui d’Equi’Max n’en compte qu’un seul. Ce retraité, vice-président de l’association, résume ainsi la situation :

« Je suis le seul retraité du CA. D’ailleurs je m’en suis aperçu très vite parce que là, on a des gens qui sont étudiants, qui sont à la fac, qui sont rentrés au bureau dans le CA… Dans toutes les autres assos, dont AdM, c’est des retraités. Ici, c’est des jeunes… Moi je suis le grand-père ici !  » [19

A la question de savoir s’il aurait pu militer au sein d’AdM, l’argument motivant son choix est sans appel :

« Peut-être… si Equi’Max n’avait pas existé… Bon, je les connais bien les gens, j’ai plein de copains là-bas… mais c’est plus un ensemble de retraités… (…) C’est pas le même style qu’ici ».

Pour expliquer ce premier clivage, plusieurs pistes peuvent être avancées. Tout d’abord, nombre de bénévoles qui s’occupent de la boutique chez AdM sont, quasiment par ‘nécessité’, des retraités : le magasin étant ouvert trente heures par semaine, des permanences « boutiques » sont planifiées. Nécessitant du temps libre, la boutique est « consommatrice » d’une quantité importante de bénévoles qui se relaient chaque jour pour tenir la caisse de l’échoppe… parfois pour venir « jouer à la marchande ». Agé de soixante-seize ans, René incarne cette tendance. Après une carrière dans l’industrie pneumatique, il a pris sa retraite en 1990, date à laquelle il a commencé le bénévolat. Pilier du groupe dont il fut l’un des fondateurs, René est le « spécialiste » de la boutique, ce qu’il explique par deux raisons : la recherche d’un sentiment d’utilité et l’imposition d’un cadre temporel.

« Le fait d’être bénévole donne déjà un sentiment d’utilité (…), on n’est pas obligé de rester le derrière sur sa chaise à attendre que ça passe. Le fait d’avoir une activité, on est obligé de faire travailler ses neurones, pour la mémoire et tout, c’est bénéfique. Ca évite de s’endormir trop tôt. (…) Je veux rester actif… et puis j’aime bien bouger, j’aime bien voir du monde… (…). C’est pour ça que les permanences, c’est un peu un point de repère » [20]

Le témoignage de René montre que l’activité « boutique » d’AdM répond à sa volonté d’utilité tout en lui offrant un cadre temporel qui structure son quotidien. Les motivations de René se retrouvent chez nombre de retraités impliqués dans cette activité. On comprend alors mieux que, disposant de temps et refusant l’oisiveté, « les seniors ne souhaitent pas être de simples consommateurs de services associatifs, [mais] veulent jouer un rôle actif au sein des associations, avoir des responsabilités  » [21], réfutant l’image largement répandue qui assimile retraite et passivité.

Chez Equi’Max, la faible présence de cette population est à relier à ses activités ainsi qu’à son histoire récente. Hormis l’EAD ou quelques animations planifiées, peu d’actions ont lieu en semaine. Autrement dit, l’organisation d’Equi’Max ne nécessite pas la présence quotidienne de bénévoles. En outre, Equi’Max a connu un renouvellement et un rajeunissement de ses effectifs [22] avec le départ, en 2002-2003, du groupe fondateur, remplacé par des jeunes actifs et des étudiants. Dans ce cadre, le partenariat avec l’ENESAD constitue pour Equi’Max un « vivier » de militants.

AdM : une influence catholique diffuse mais persistante

Le second ‘marqueur’ ici retenu est l’appartenance religieuse, elle aussi différenciée entre nos deux organisations. Ainsi, la filiation religieuse et humaniste du mouvement AdM, avec le rôle moteur qu’y ont joué l’Abbé Pierre dans les années 1970 ainsi que le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) reste prégnante. Bien qu’AdM soit aconfessionnelle, cette tradition religieuse n’a pas pour autant disparu chez certains militants locaux. Un nombre non négligeable de bénévoles la revendiquent et sont investis dans des mouvements catholiques. Maryse représente le « portrait type » de ces militants. Agée d’une soixantaine d’années, n’ayant jamais travaillé, elle a de nombreux engagements ‘religieux’ : catéchèse, CCFD et animation de sa paroisse. Sensibilisée au bénévolat « depuis toujours » par l’inculcation des valeurs d’entraide et de solidarité inhérentes à la religion catholique, elle se reconnaît également dans la tradition du catholicisme social, qui, si elle a fortement décliné, n’en a pas pour autant disparu. Elle inscrit d’ailleurs le CCFD dans ce cadre, tout en soulignant que cette institution prend le relais de l’Eglise en concrétisant sa volonté d’engagement et d’action [23]. Ce sont d’ailleurs des réflexions menées avec le CCFD qui l’ont poussée en 1996 à s’investir en faveur d’AdM. Maryse reconnaît d’ailleurs que si elle n’avait « pas d’engagements religieux », elle serait « moins motivée », plaçant ainsi sa foi religieuse au centre de ses implications.

Si ces militants ‘catholiques’ sont minoritaires au sein d’AdM Dijon, leur présence n’est pourtant pas innocente et montre l’importance à rechercher dans les origines et les filiations des associations les raisons de la persistance de certaines caractéristiques qui continuent à les imprégner.

Du côté d’Equi’Max, nous n’avons pas retrouvé cette tendance [24]. Si certains bénévoles sont catholiques, cette appartenance confessionnelle n’a rien d’essentielle mais est simplement à relier à une socialisation religieuse traditionnellement catholique en France. Pourtant, en partant du postulat selon lequel le milieu agricole se distingue par un degré de pratique religieuse plus élevé que la moyenne [25], il aurait été possible de rencontrer une tradition de christianisme social au regard de l’origine agricole de nombreux militants d’Equi’Max.

Le poids des origines sociales et des catégories socioprofessionnelles (PCS) : la forte représentation de militants issus du monde agricole chez Equi’Max

Sans entrer dans le détail concernant l’ensemble des professions et catégories socioprofessionnelles représentées dans chaque organisation, nous pouvons toutefois remarquer chez Equi’Max la forte présence de militants dont la profession est en lien direct avec le monde agricole : une vingtaine de militants exercent ou ont exercé les professions d’agriculteurs, d’ingénieurs agronomes, de consultants…

Plusieurs facteurs permettent de mieux appréhender ce fait. En premier lieu, rappelons la genèse d’Equi’Max, créée par des amis oeuvrant dans le développement agricole, un milieu dans lequel le bénévolat est une ressource humaine importante [26]. Cette tradition bénévole et l’interconnaissance apparaissent ici comme « des facteurs explicatifs puissants de recrutement » [27] ; les fondateurs ayant de prime abord ‘embauché’ au sein de leur groupe d’appartenance. On peut en outre remarquer une proximité idéologique entre ces militants ‘agricoles’ et la pratique du commerce équitable que défend leur association : Equi’Max et MHF axent en effet leur politique sur les difficultés des paysans du Sud. Ayant eux-mêmes une connaissance empirique du monde agricole, ces militants font preuve d’empathie et de solidarité envers leurs homologues des pays du Sud, ce qui, selon leurs dires, les pousserait à s’impliquer en faveur d’Equi’Max. C’est par exemple le cas de l’ancienne présidente d’Equi’Max. Agricultrice, elle affirme connaître « parfaitement la situation des paysans du Sud », de qui elle se sent « très proche » tant les difficultés des agriculteurs sont « de même ordre ici et là-bas  » [28]. Cet argument de ‘proximité’ entre paysans du Nord et du Sud est avancé par de nombreux militants et explique en partie pourquoi les bénévoles proches du monde agricole militent plus souvent chez Equi’Max que chez AdM [29].

 Conclusion

A travers les indicateurs exposés, nous n’avons pas prétendu être exhaustif quant au recensement de l’ensemble des spécificités caractérisant les deux populations militantes, la réalité sociale étant autrement plus complexe. Nous n’avons pas non plus épuisé la diversité des pistes permettant d’expliquer sociologiquement les constats avancés, une pluralité de facteurs étant à prendre en compte pour comprendre les raisons et le sens de l’implication de ces militants (trajectoires socio-biographiques, rétributions militantes, etc.). Finalement, l’intérêt de ce premier travail d’identification des militants tient à ce qu’il montre qu’au-delà de la diversité des pratiques et des valeurs véhiculées par AdM et Equi’Max, des variables sociologiques fortes permettent de saisir l’hétérogénéité des profils militants et sans doute d’expliquer le choix de leur appartenance associative.

 Bibliographie

● Barthélémy Martine, Associations : un nouvel âge de la participation ?, Paris, Presses de Sciences Po, 2000.

● Diaz Virginie, Le commerce équitable ou la juste répartition. Critique du système de production et de distribution équitable à travers l’exemple des organisations de producteurs de café en Equateur, Pérou et Bolivie, Thèse de doctorat de sociologie Paris, Université René Descartes – Sorbonne, 2006.

● Halba Bénédicte, Bénévolat et volontariat en France et dans le monde, Paris, La Documentation Française, 2003.

● Ion Jacques, La fin des militants ?, Paris, l’Atelier, 1997.

● Le Velly Ronan, Sociologie du marché. Le commerce équitable : des échanges marchands contre le marché et dans le marché, Thèse de doctorat de sociologie, Nantes, 2004.

● Neveu Erik, Sociologie des mouvements sociaux, Paris, La Découverte, 1996.

Notes

[1] D’un point méthodologique, ce travail s’appuie sur l’analyse de documents des deux organisations, tant à l’échelle locale que nationale. De plus, près d’une cinquantaine d’entretiens ont été réalisés ainsi que différentes observations localisées.

[2] J. Ion, La fin des militants, Paris, l’Atelier, 1997.

[3] Dans ce texte, nous ne distinguerons pas les militants des bénévoles et serons donc amenés à employer indifféremment l’un et l’autre terme.

[4] Le cas de Dijon est particulièrement intéressant puisque les associations AdM et Max Havelaar s’y sont implantées à la même époque, quand le commerce équitable était encore largement balbutiant. A travers leur évolution, on peut donc lire celle du commerce équitable national, tout en remarquant un certain nombre de particularités.

[5] D’après les résultats de l’enquête IPSOS/MHF réalisée en mai 2005, 74% des Français déclarent « avoir entendu parler du commerce équitable ».

[6] « Cachée » derrière un arrêt de bus, cette boutique faisait 25 mètres carrés, contre près de 90 aujourd’hui.

[7] Cet essor s’est traduit par l’augmentation sensible du chiffre d’affaires et par le doublement des effectifs.

[8] Source : Lettre d’information de la FAdM, avril 1996.

[9] Dijon compte aussi parmi ses militants plusieurs membres de différentes commissions de travail nationales.

[10] M. Barthélémy, Associations : un nouvel âge de la participation ?, Paris, Presses de Sciences Po, 2000.

[11] En termes de vente et d’activités. Sources : dossier « Développement du réseau », mai 2000 ; entretien avec la présidente de la FAdM, mars 2006.

[12] V. Diaz, Le commerce équitable ou la juste répartition. Critique du système de production et de distribution équitable à travers l’exemple des organisations de producteurs de café en Equateur, Pérou et Bolivie, Thèse de doctorat de sociologie Paris, Université René Descartes – Sorbonne, 2006.

[13] Leurs missions sont de développer les activités d’éducation au développement et les activités commerciales.

[14] Parmi lesquels on peut citer le Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID) ou le réseau Agir Ici.

[15] Greuillages est un terme local qui signifie remuer, agiter des idées dans un contexte créateur d’émulation.

[16] Compte rendu d’activités 2006, avril 2007.

[17] Sur ce point, consulter les thèses de R. Le Velly, Sociologie du marché. Le commerce équitable : des échanges marchands contre le marché et dans le marché, Thèse de doctorat de sociologie, Nantes, 2004, et V. Diaz, Le commerce équitable ou la juste répartition…, op. cit.

[18] Viriot Durandal J.- P., Le pouvoir gris. Sociologie des groupes de pression de retraités, Paris, PUF, 2003.

[19] Entretien avec le vice-président d’Equi’Max, retraité, né en 1939, juin 2005.

[20] Entretien avec René, né en 1930, retraité, bénévole chez AdM Dijon depuis 1995. Décembre 2002 et février 2006.

[21] B. Halba, Bénévolat et volontariat en France et dans le monde, Paris, La Documentation Française, 2003, p. 85.

[22] Notons également que sur les huit membres du conseil d’administration élus en avril 2006, trois ont moins de trente ans et trois ont moins de quarante ans.

[23] D. Pelletier, La crise catholique : religion, société, politique, Paris, Payot, 2002.

[24] Si la filiation religieuse de Max Havelaar est avérée à l’échelle internationale, MHF est quant à elle, aconfessionnelle. Il en va de même pour Equi’Max.

[25] L. Prouteau, Economie du comportement bénévole. Théorie et étude empirique, Paris, Economica, 1999, pp. 202-210.

[26] Ibidem.

[27] E. Neveu, Sociologie des mouvements sociaux, Paris, La Découverte, 1996, pp. 75-78..

[28] Entretien avec l’ancienne présidente d’Equi’Max, mars 2006.

[29] La thématique agricole, sous ses diverses expressions, n’est pas absente chez AdM, mais beaucoup moins présente que chez Equi’Max.

Pour citer l'article


Gateau Matthieu, « Militer pour Artisans du Monde et Max Havelaar. Etude de cas des acteurs associatifs et militants du commerce équitable dijonnais », dans revue ¿ Interrogations ?, N°4. Formes et figures de la précarité, juin 2007 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Militer-pour-Artisans-du-Monde-et (Consulté le 29 septembre 2016).



ISSN électronique : 1778-3747

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