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Plasse Bouteyre Christine

Travail de soi, travail sur soi : mémoire et reconstruction identitaire

 




S’interroger sur la problématique de l’individu et de l’individualité, ne saurait déroger à une réflexion relative à ce qui est engagé dans certaines écritures personnelles et plus particulièrement dans les récits autobiographiques.

Nous ferons référence à des travaux relatifs à l’étude d’autobiographies rédigées par des professeurs de lettres de la Sorbonne entre 1880 et 1940 [1]. Nous avons eu pour objectif de rendre compte des conditions de production de ces textes. Nous voulions analyser les dimensions symboliques des écritures autobiographiques, cerner comment l’universitaire est conduit à dire sa vie et de quelle façon il est amené à se représenter. Nous nous arrêterons, ici, tout particulièrement, sur le rapport aux origines que ces écrits favorisent. Pour cela, nous ferons référence à quatre textes rédigés [2] sous la Troisième République.

Cet article vise à se questionner sur le sens que l’on engage dans la littérature du « je » c’est-à-dire dans l’acte de mettre par écrit sa vie. Notre sociologie qui s’attache à saisir les conditions de possibilité et les fondements du discours sur soi suppose une explicitation du système symbolique et des « normes » sociales de présentation et de représentation de soi à l’œuvre dans ces récits autobiographiques. Ce que nous voulons mettre à jour ce sont les déterminations qui pèsent sur l’acte de se remémorer et sur la fonction de l’écriture dans la prise de conscience de soi. Nous pensons que celles-ci sont « conditionnées  » par la nature des « histoires sociales individuelles  » [3] et par les positions sociales et institutionnelles détenues. Nous souhaitons montrer, en effet, que la nature de l’objectivation de soi, à travers la remémoration et la reconstruction des origines, sous la forme publique d’un projet autobiographique, est conditionnée par le type de « trajet social » parcouru par les auteurs, par leur socialisation familiale, par leur mode de formation, par les valeurs qui s’y attachent….

Il s’agit d’étudier les conditions d’émergence d’un projet autobiographique et les catégories mentales de perception et d’appréciation qu’engagent les professeurs dans leurs écrits. A partir de l’étude des quatre autobiographies citées, on a voulu repérer comment s’organisent la perception et la représentation de soi et définir les limites de ce qu’il est légitime d’écrire. C’est dire que cette recherche renvoie au degré d’ « estime de soi  » [4] que cette profession s’accorde. En d’autres termes, nous souhaitons voir de quelle manière la littérature à prétention autobiographique contribue à un retour sur soi fondamental.

Comme nous l’aborderons dans ces lignes, l’autobiographie peut constituer, en effet, chez certains une manière essentielle de libérer la « parole » pour consolider une identité vacillante et renouer avec des vécus traumatiques passés, pour mieux les dépasser. Aussi, devons-nous répondre à une question essentielle : quelle fonction occupe l’écriture personnelle dans la reconstruction identitaire ?

 Retour sur la pertinence d’un matériau d’enquête

A la lecture des récits retenus, nous mettons en évidence deux pôles antagonistes présentant, au sein de chacun d’eux, une homogénéité thématique et stylistique importante que ce soit dans les sujets considérés, dans la chronologie adoptée, dans la manière de les traiter, dans le style ou dans les valeurs culturelles mises en avant. On distingue donc deux grandes catégories de récits personnels se distinguant essentiellement par la nature et la forme du projet autobiographique [5]. Concernant la formulation littéraire, se révèle tout d’abord deux textes (ceux d’Ernest Lavisse et de Jules Marouzeau que l’on peut qualifier de boursiers) qui traduisent une langue simple mais au style rigoureux et austère à force d’être pédagogique et didactique. Dans une rhétorique d’une remarquable limpidité, ces auteurs juxtaposent et relatent fastidieusement des faits ou des constats biographiques, le plus souvent, en de courtes propositions qui composent un récit linéaire. Les discours de Ferdinand Baldensperger et d’Alfred Mézières (que l’on peut considérer comme des héritiers) justifient, quant à eux, d’un niveau de langue plus châtié, voire plus « littéraire » car moins préoccupé de démonstration et de validation. Ils nous donnent à lire des argumentaires plus complexes, des narrations plus ouvertes, plus explicitement engagées ou « personnelles », à l’agencement plus souple et moins formel.

Concernant la formulation thématique, les héritiers font référence à plus de thématiques alors que les boursiers se concentrent sur leurs seules années d’enfance et de formation puisque c’est la période durant laquelle la rupture ou l’éloignement avec l’environnement d’origine s’esquisse. Pour ceux-ci, ce moment représente la période la plus problématique lorsqu’on se retourne sur soi. On constate que la thématique familiale et la dimension scolaire sont systématiquement présentées de manière moins importante et sur un ton plus détendu chez les héritiers que chez les boursiers. Chez ces derniers, on valorise une vision méritante et libératrice de l’ordre social. Les textes font preuve d’un « rigorisme ascétique » [6] fait d’une morale du devoir, du travail, de la vertu, de la modération et du juste-milieu tandis que chez les héritiers l’ordre social est davantage perçu comme distinctif et statutaire. Ces derniers témoignent d’un attachement important au juste respect des traditions, à la légitimité du passé, au respect de l’ordre des choses garant de la stabilité et de la pérennité de la société. Les auteurs font preuve d’une forme d’aristocratisme de la morale et du talent les prédisposant au dilettantisme et à l’hypercorrection littéraire des manières de parler de soi. Avec les héritiers, on est loin du didactisme sérieux, du témoignage raisonneur et moralisateur des boursiers, signes des efforts et sacrifices de parvenus. Les héritiers revendiquent un projet autobiographique plus ample et plus affirmé, plus détendu et moins didactique, plus détaché et moins oppressant que celui des boursiers.

Les différences mises au jour doivent être portées au compte d’une logique générale. D’où viennent ces récurrences ? Sur quels principes reposent-elles ?

Les réponses de sens commun pourraient y déceler soit l’expression de conditionnements et d’automatismes, soit la forme subjective d’une vision unitaire du monde. Pour échapper à ces alternatives, nous nous référons à un postulat de la sociologie de Pierre Bourdieu à savoir qu’il existe une relation prépondérante entre les structures sociales et les structures mentales. Les secondes étant en quelque sorte l’expression des premières. Ainsi, aux dires de cet auteur « les principes structurants de la vision du monde prennent leur racine dans les structures objectives du monde social  » [7]. Pierre Bourdieu introduit à cette occasion le concept d’ « habitus  ». L’importance de celui-ci tient au fait qu’il est en mesure d’engendrer un ensemble cohérent de dispositions subjectives, capables à la fois de structurer des représentations et de générer des pratiques. On peut soutenir que le concept d’ « habitus  » est simultanément le résultat d’une action socialisatrice, une manière d’être et une prédisposition ou une propension. Dans ces conditions, « parler d’habitus, c’est poser que l’individuel, et même le personnel, le subjectif est social, collectif. L’habitus est une subjectivité socialisée  » [8].

Ainsi, au travers des prises de position (et particulièrement dans l’évocation du monde des origines), on retrouve les relations fondamentales qui se jouent entre trajectoires, positions sociales et schèmes mentaux. Dès lors, toute prise de position autobiographique s’ordonne à partir d’une position déterminée dans le monde (et de son histoire au travers d’une trajectoire) étant entendu que « la position sociale, actuelle ou potentielle, est l’objet de perceptions et d’appréciations qui dépendent et de la trajectoire passée (donc de l’habitus) et des cadres de référence possibles, c’est-à-dire concrètement, des groupes qui fournissent les repères concrets de la position et des déplacements dans l’espace  » [9]. On suppose que les contenus de ces productions littéraires sont l’expression de l’intériorisation, par les auteurs, des dispositions associées aux trajectoires et aux positions sociales.

Ainsi, l’intérêt du matériau autobiographique réside dans le fait qu’il est quasiment le seul outil qui puisse permettre de comprendre les « histoires sociales individuelles  » [10] et de reconstruire le rapport que les universitaires entretiennent à leur trajectoire et position et à leur « destin social  ». Nous pensons qu’écrire sur soi engagent des actes de construction, de catégorisation mettant en jeu des dispositions mentales durables issues d’expériences socialisatrices dans différents champs sociaux. Dans ces conditions, l’étude d’autobiographies permet d’engager une réflexion sur le passé intériorisé des individus et sur les conditions de son « actualisation » dans des écrits rétrospectifs et « autoréflexifs ».

En saisissant les rapports entre l’histoire vécue par une personne et le récit qu’elle peut en faire, on peut se donner les moyens de comprendre la place de l’écrit dans les processus de d’objectivation et de prise de conscience… Le rapport scriptural à soi qu’engage l’écriture autobiographique repose sur la construction d’un rapport distancié et objectivant au langage et au monde. Ainsi, la forme écrite dans ce qu’elle a de mise en examen est une pratique essentielle pour revenir sur des influences socialisatrices hétérogènes. C’est notamment le cas pour tous ceux qui, à travers l’accès au monde de la culture légitime et donc de l’école, ont connu une forte mobilité sociale, un lent et irréversible mouvement de séparation d’avec leur milieu d’origine.

En saisissant l’effet induit chez l’autobiographe par la pratique de ces récits autoréférencés et autoréflexifs, nous avons été amené à nous intéresser au rôle de l’enracinement social, aux effets, souvent inconscients, du déracinement et à la place de l’écrit dans les processus de prise de conscience de soi, aux mécanismes complexes de reconstruction identitaire.

 Travail sur soi et auto-analyse

Dans le cadre des autobiographies rédigées par quelques boursiers, on lit maintes anecdotes qui témoignent que leurs auteurs ont vécu des expériences sociales traumatisantes faites de rupture avec le milieu social d’origine, de déracinement, d’acculturation se traduisant par un sentiment de « trahison », de honte, de culpabilité. L’évocation douloureuse mais nécessaire des années d’enfance donne donc à voir le tiraillement mental et l’expérience angoissante qui peut accompagner l’acculturation à un autre univers social [11].

Les trajectoires que nous tracent Ernest Lavisse et Jules Marouzeau sont la reconstitution à grands traits de leur longue et irrémédiable rupture avec leur milieu d’origine. Rupture engagée dès leur plus jeune enfance et qu’ils nous décrivent avec une émotion non refoulée qui traduit la blessure qu’elle a pu engendrer. Cette prise de distance progressive avec le monde de l’origine est exprimée à la fois par la nostalgie ré-enchanteresse qui est très présente dans les récits, embaumant même d’un voile merveilleux mais teinté d’illusions, les années passées, par l’omniprésence de la thématique scolaire étant donné que c’est par l’école que la rupture a été engagée et, enfin, par le retour sur le père à qui l’on doit tout et à qui l’on doit éternellement manifester sa gratitude et sa reconnaissance.

Ces « boursiers » ont basculé, à travers leur expérience scolaire, dans un « autre » monde. Ils sont ainsi amenés à appartenir à deux univers, non pas antithétiques ou inconciliables, mais quelque peu séparés. C’est le contact avec l’institution scolaire qui a fait éclater « l’unité » culturelle dans laquelle vivait l’enfant. Les auteurs ont été confrontés à différents univers sociaux et à des expériences sociales et socialisatrices différentes. Il n’y a plus désormais « un seul » monde avec ses valeurs et ses exigences mais deux. Pour Richard Hoggart, « Le boursier appartient en effet à deux mondes qui n’ont presque rien en commun, celui de l’école et celui du foyer » [12]. Le monde de l’école le condamne à s’ajuster à de nouvelles pratiques, à se construire des marques et à se définir des objectifs. Le « boursier  » est amené à « changer à plusieurs reprises de sur-moi  » [13]. Dans cette optique, « ces mues successives fragilisent l’identité des métis sociaux ; outre qu’elles les prédisposent au mimétisme, elles suscitent très probablement des conflits entre des sur-moi concurrents, plus ou moins bien congédiés, inégalement prestigieux mais aussi inégalement aimés…Cette crise permanente d’identité, en les amenant à reconnaître, comme autant d’effets de la domination, les réflexes d’auto-dévaluation, et notamment les sensations de honte et d’indignité culturelles, qui, en les empêchant d’endosser et de revendiquer à la fois leur origine et leur trajectoire, d’accepter d’être ce qu’ils sont devenus (et de se sentir, après tout, pas si mal que ça dans leur peau d’arrivée), les prédisposent, du même coup, à se prendre pour un autre… » [14].

Il faut envisager l’acculturation scolaire (accentuée dans le cadre de l’internat) comme un retrait par rapport à l’univers culturel familial. La coupure engagée conduit les auteurs à se réfugier dans l’isolement et le monde clos des études. Avec les succès, c’est l’univers scolaire qui prend le dessus et devient le « point de repère ». On appréhende désormais le monde environnant à partir de ses points de vue mais ceux-ci ne font pas oublier le lien indéfectible familial et affectif qui lie l’enfant à ses parents. S’élever dans l’espace social, c’est donc « s’amputer » en partie de tout ce qui fait le propre du milieu d’origine.

Au travers de l’écriture de soi, les auteurs témoignent des contradictions qu’ils ont pu vivre, enfant, de « la division contre soi-même, génératrice de souffrances » [15]. Ces « transfuges  » ont souvent vécu, en effet, un « dilemme  », plus ou moins conscient et explicité qui est : soit être fidèle au monde d’où l’on vient (au risque de ne pas assumer l’espoir familial) ou soit accéder à un autre univers, (au risque de « se perdre » et de déprécier l’univers d’où l’on vient). Ce qui se lit, dans ces autobiographies, c’est en partie la conscience malheureuse ou torturée d’hommes qui, grâce à l’école, ont été à la hauteur des espérances familiales mais qui ont fait, de manière concomitante, l’expérience d’une irréversible séparation d’avec leurs origines. Dans cette expérience fondatrice, l’individu voit son identité et image de soi se fragiliser. On peut supposer que de telles expériences conduisent à la constitution, selon Pierre Bourdieu, d’ « habitus clivés, déchirés, portant sous la forme de tensions et de contradictions la trace des conditions de formation contradictoires dont ils sont le produit » [16]. Si le temps scolaire est si largement évoqué dans ces récits, c’est que cette période représente précisément le moment important où les enfants apprennent à intérioriser des schèmes de perception ou d’action différents et à exercer diverses sortes de contrôle sur soi.

L’écriture permet dès lors de dénouer certaines de ces contradictions et de « frayer par un travail sur soi à la fois sociologique et auto-analytique le chemin difficile par où s’accomplit le retour du refoulé  » [17]. On doit appréhender les récits autobiographiques comme un moyen de clarifier et de dédramatiser les parcours personnels. L’écriture représente une manière essentielle de « libérer le refoulé », de renouer avec des blessures passées, pour mieux les dépasser. C’est aussi une manière de tenir symboliquement les deux bouts de la trajectoire vécue par delà les épisodes qui séparent en unifiant et en donnant cohérence à une certaine image de sa vie là où il y a eu discordance et rupture. L’écriture constitue donc un mécanisme complexe de reconstruction de soi, de reconstruction identitaire via la réappropriation symbolique des origines. Plus encore que pour quiconque, le rapport au passé constitue, pour ces « rescapés », une dimension essentielle dans le travail symbolique de définition de l’image de soi. Il leur permet, au-delà des souffrances et ruptures, de voir le chemin parcouru, de découvrir qui ils sont et d’où ils viennent, de renouer symboliquement avec leurs origines même si l’éloignement a été définitivement engagé. Cette écriture qui commémore le passé permet aux narrateurs de réactualiser pour mieux se les approprier les faits marquants et inauguraux qu’ils considèrent comme fondateurs de ce qu’ils sont.

Notes

[1] Ce travail est issu de recherches entreprises dans le cadre de notre thèse de doctorat intitulé « champ universitaire, champ littéraire : Les écritures autobiographiques chez les professeurs de la Sorbonne. 1880-1940 ». Thèse soutenue à l’Université Lumière-Lyon II, le 21 mars 2002.

[2] Ferdinant Baldensperger, Une vie parmi d’autres. Notes pour servir à la chronique de notre temps, Paris, Conard, 1940 ; Ernest Lavisse, Souvenirs (1912), n. éd., Paris, Calmann-Lévy,1988 ; Jules Marouzeau, Une enfance, (1937), n. éd., Paris, Éd. Denoël, 1938 ; Alfred Mézières, Au temps passé, Paris, Hachette, 1906.

[3] Francine Muel-Dreyfus, Le métier d’éducateur. Les instituteurs de 1900, les éducateurs spécialisés de 1968, Paris, Ed. de Minuit, 1983, p. 10.

[4] Pierre Bourdieu, Monique de Saint-Martin, « Les catégories de l’entendement professoral », Actes de la recherche en sciences sociales, 3, mai 1975, p. 87.

[5] Ce sont toujours des discours qui se refusent à choquer ou à provoquer. On ne rencontre pas l’ « autobiographie » telle que notre imaginaire la conçoit généralement c’est-à-dire comme un moyen privilégié d’introspection et d’expression approfondie des sentiments ou de l’expérience. L’effusion reste une pratique très minoritaire. Les sentiments et l’intimité s’écrivent peu. Le professeur semble s’imposer « une distance par rapport à son histoire individuelle  ». Il est possible d’expliquer hypothétiquement ce peu d’ « effusion » par les figures publiques que les professeurs représentent, par la haute estime de soi qu’ils portent en eux et par la culture propre à leur champ professionnel d’appartenance. On peut penser, comme le suggère Jean-Louis Fabiani, que la position élevée de certaines disciplines mais plus généralement de l’Université dans le champ social pourrait « expliquer la transformation en norme de l’exigence du silence sur soi  ». Jean-Louis Fabiani, Les philosophes de la République, Paris, Éd. de Minuit, 1988, p. 63.

[6] Pierre Bourdieu, « Avenir de classe et causalité du probable », Revue française de sociologie, XV, 1, janvier-mars 1974, p. 19.

[7] Pierre Bourdieu, « Espace social et genèse des ‘classes’ », Actes de la recherche en sciences sociales, 52-53, juin 1984, p. 6.

[8] Pierre Bourdieu, Loïc J. D. Wacquant, Réponses. Pour une anthropologie réflexive, Paris, Ed. Le Seuil, 1992, p. 101.

[9] Pierre Bourdieu, « Espace social et genèse des ‘classes’ », op. cit., p. 14

[10] Francine Muel-Dreyfus, Le métier d’éducateur, op. cit., p. 10.

[11] Cf. Bernard Lahire, « Clivage du moi et conflit psychique : le cas des traversées de l’espace social » in Bernard Lahire, L’homme pluriel. Les ressorts de l’action, Paris, Nathan, coll. « Essais et recherches », 1998, pp. 46-52.

[12] Richard Hoggart, La culture du pauvre. Étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre (1970), n. éd., Paris, Éd. de Minuit, coll. « Le sens commun », 1981, pp. 352-353.

[13] Claude Grignon, « Présentation » in Richard Hoggart, 33 Newport street. Autobiographie d’un intellectuel issu des classes populaires anglaises, Paris, Gallimard-Le Seuil, coll. « Hautes études », 1991, p. 8.

[14] Ibid., pp. 8-9.

[15] Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Paris, Ed. Le Seuil, 1997.p. 190.

[16] Ibid., p. 79.

[17] Jean-Claude Passeron, « Présentation » in Richard Hoggart, La culture du pauvre, op. cit., p. 25.

Pour citer l'article


Plasse Bouteyre Christine, « Travail de soi, travail sur soi : mémoire et reconstruction identitaire », dans revue ¿ Interrogations ?, N°2. La construction de l’individualité, juin 2006 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Travail-de-soi-travail-sur-soi (Consulté le 1er octobre 2016).



ISSN électronique : 1778-3747

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