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Prévitali Clément

Les connectivités sportives associatives en milieu rural en Franche-Comté. Eléments d’intégration et/ou d’exclusion

 




 Une lecture du milieu rural à travers le prisme sportif

L’évolution du milieu rural au cours des cinquante dernières années a conduit à un bouleversement de sa structure sociale, tant au niveau de son organisation ou de sa cohésion que de son autonomie. La campagne est réinvestie de nouvelles valeurs où « la localisation d’une part croissante de ses habitants relève d’un choix de vie pour certains, d’un arbitrage ’économique’ pour d’autres, et enfin d’une ruralité plus subie que choisie pour les derniers » [1]. Comme le souligne Henri Mendras dans son analyse de la société rurale pointant le passage d’une forme de société traditionnelle à une forme de société moderne, nous pouvons considérer que celle-ci n’est plus constituée de communautés unies par l’interconnaissance [2].

L’éclatement de la structure sociale au niveau rural génère une multiplication des acteurs (individuels/associatifs), des mobilités croissantes, une déterritorialisation des groupes, une multiplication des formes d’appartenances locale, une généralisation des situations de multi localisation et une individualisation des rapports à l’espace. Face à cette situation complexe de dissolution du lien social, François Dubet nous invite à « essayer de maîtriser les effets de cette mutation en inventant des figures institutionnelles plus démocratiques, plus diversifiées et plus humaines » [3]. Le cadre sportif n’en serait-il pas une ?

L’intérêt de la recherche est de présenter les caractéristiques du sport rural et de l’associer à une lecture plus globale de la société rurale. En effet, Norbert Elias y voit « le laboratoire privilégié pour l’analyse des rapports sociaux et pour l’examen de leurs évolutions » [4]. De nombreux auteurs partagent cet avis et ont choisi de regarder la société au travers du prisme du sport. Christian Pociello considère qu’il « contient tout notre monde social » [5]. Dominique Bodin et Stéphane Héas soulignent que « quel que soit l’angle d’analyse, [il] renseigne sur le fonctionnement global de nos sociétés contemporaines » [6] et Jean Paul Callède considère que « l’analyse du sport ouvre à la compréhension des sociétés locales et de leurs transformations  » [7]. Si, comme le dit encore une fois Norbert Elias, « la connaissance du sport est la clef de la connaissance de la société  » [8], alors la dynamique de ce même sport doit renseigner sur les caractéristiques du développement local contemporain.

 Pour une sociologie des associations sportives en milieu rural

Au niveau de l’espace rural, d’une part on peut observer une sorte de désorganisation sociale, avec perte de poids relatif de l’espace local dans la vie quotidienne et un délitement des liens sociaux. D’autre part, on observe dans le même temps une sorte d’ « efflorescence » [9] de formes collectives dans ce même espace local. Le développement de nouvelles formes de vie collective, les « institutions intermédiaires  » [10], s’effectue en matière de sport, voire de vie sociale. Comme le remarque Henri Mendras, «  Les nouvelles générations d’adultes et de dirigeants d’après mai 68, dont quelques figures emblématiques poursuivent encore leur militantisme, ont transformé les mœurs en édifiant des structures sociales, familiales et culturelles neuves. Parallèlement, les institutions majeures, la République, l’école, l’Eglise, l’armée, le Parti Communiste et les syndicats, ont perdu leur aura symbolique et leur magistère (…) et ce sont les institutions locales qui se sont renforcées.  » [11]. De ce point de vue, au-delà de la dimension d’institutionnalisation, de socialisation, de construction du lien social [12], le mouvement associatif est considéré comme un corps essentiel à la cohésion sociale en créant un lien entre l’Etat et les citoyens.

Outre cette dimension associative, une nouvelle modalité de l’exercice sportif apparaît avec l’émergence des pratiques auto-organisées. Au sein des espaces ruraux, pratiqués en toute liberté, sans licence, sans calendrier ni règlement régis par des instances officielles, ces sports, notamment ceux dit de « pleine nature », constituent une potentialité de développement pour le milieu rural [13]. La campagne peut alors s’ériger en espace d’offres de pratiques pour un public urbain et rural. « Au modèle de socialisation locale fondé sur le recrutement de proximité et l’identification communautaire se substitue une territorialisation plus floue liée à la mobilité et à la promotion d’une société de consommation individuelle. » [14]. Les aménités locales des petites communes rurales représentent, dans le contexte actuel d’un retour à l’environnement, des atouts à ne pas négliger. Les pratiques sportives en milieu rural sont dynamiques et voient aujourd’hui l’arrivée de nouvelles possibilités de développement.

Pour autant, nous limiterons notre recherche à une analyse de l’ensemble des loisirs sportifs sous forme associative, prenant place au sein de villages considérés comme ruraux. Nous visons ici toute forme d’activité physique ou corporelle individuelle ou collective organisée par le biais d’une structure associative ou privée. Ce qui nous intéresse, c’est donc bien la pratique sportive en elle-même mais aussi et surtout toute forme de regroupement (associatif ou entrepreneurial) institutionnel ou non, fédéral ou non, réglementé ou non et dont le but est d’organiser et gérer une activité physique de loisir ou de compétition. Nous écartons donc dans notre réflexion les formes d’activités physiques auto organisées et informelles individuelles et collectives.

 Une recherche sous l’angle des connectivités

D’une manière générale, les institutions intermédiaires s’inscrivent dans une dynamique de « reliance  » [15] qui renvoie au processus de création du lien social entre l’individu et un acteur social collectif. Autrement dit, l’association crée des ponts, des médiations permettant de relier des entités différentes entrainant la création ou la recréation d’une forme de liant social. Parallèlement, on prête au domaine sportif « la vertu de mettre en scène un modèle idéalisé de lien social où la compétition n’empêcherait pas la solidarité en conciliant hiérarchisation et sens collectif  » [16]. Ce type de discours tend à se généraliser dans la sphère publique et à devenir une « catégorie de pratique » [17]. Ces rôles sont encore très forts aujourd’hui et bénéficient de la vigilance des grandes institutions à le conserver comme le montre l’interview de l’ancienne secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade [18].

Lieu où convergent les adhésions volontaires, des formes de participation [19] et d’implication plus ou moins fortes, les associations sportives en milieu rural sont des lieux où s’établissent des échanges, des relations d’interconnaissance et une certaine forme de sociabilité institutionnalisée. Cette réalité sociale caractérise l’environnement de l’association sportive.

Les associations sportives en milieu rural constituent donc un « microcosme » [20] des formes d’attachement entre individus. Elles permettent de créer du lien social au sein de cet espace rural en mutation.

Néanmoins, s’interroger sur les manières dont les individus s’agrègent les uns aux autres à partir de la notion de lien social ne nous satisfait pas. La « porosité idiosyncrasique » [21] de ce terme lui confère un brouillard sémantique (tantôt sociabilité, solidarité, socialité, interactions sociales, etc.) ne permettant pas de le considérer comme un idiome analytique des sciences sociales. Et ce, même s’il connaît un fort succès au sein des écoles sociologiques. Il faut donc au moins en définir le sens. En nous appuyant sur Georg Simmel [22], nous envisageons le lien social comme le produit de l’action sociale en tant qu’interactions sociales et actions réciproques. Cette conception plus microsociologique du lien social est centrée sur les relations interpersonnelles instables et dynamiques qui sont au fondement de la construction sociale. Dès lors, nous utilisons un langage analytique plus différencié en empruntant les termes de « communalité  », « connexité » et « groupalité » à Rogers Brubaker [23]. La « communalié » dénote le partage d’un attribut commun, à savoir la pratique physique et sportive, la « connexité » les attaches relationnelles qui lient les gens entre eux au sein de l’association mais ni l’un et l’autre ne suffise à engendrer la « groupalité », comme sentiment d’appartenir à un groupe particulier, limité, solidaire. Nous employons donc le terme de connectivités pour appréhender ces processus d’affiliation au sein des associations sportives en milieu rural.

 Les connectivités sportives associatives à l’aune de la dialectique intégration / exclusion

Les approches historiques ainsi que l’analyse élasienne de la diffusion du sport dans les sociétés occidentales montrent que le sport est très vite apparu, selon la typologie classique de Durkheim comme un modèle éducatif, permettant une intégration dans les groupes d’appartenance et dans la société dans son ensemble. Les politiques en matière d’intégration et d’insertion par le sport [24] se sont emparées de cette idée notamment auprès des populations issues de l’immigration, des « jeunes de cité » ou des personnes handicapées, sans toutefois réellement questionner cette réalité. D’ailleurs Jean Paul Callède souligne que la sociologie des groupes intermédiaires et notamment celle centrée sur l’activité sportive est un domaine important pour aborder cette question de l’intégration [25]. Comment les connectivités sportives s’organisent-elles dans les associations ? Quelles sont les étapes de ces connexions permettant d’intégrer les groupes ? Précisons que nous envisageons l’intégration non pas comme une situation finie mais bien comme un processus.

Nonobstant, les travaux de la sociologie critique du sport [26] mettent en évidence des décalages entre les idéaux et les conduites sportives et nous rappellent que le sport est générateur de normes et de valeurs contradictoires. De part sa plasticité, le sport ne doit pas être pensé comme permettant l’intégration par essence mais comme une instance de socialisation pouvant le permettre. Ainsi, « la pratique sportive est sujette à d’interminables débats pour savoir si elle a des vertus d’intégration, de socialisation, de renforcement du lien social, ou à l’inverse, de génération de violence et d’agressivité, de repli identitaire étroit » [27]. Par cette ambigüité, les différents acteurs se trouvent confronter à ce dilemme : tantôt outil d’intégration, tantôt outil d’exclusion. Toutefois, il est important de relever les liens qui unissent ces deux notions et les réciprocités qui les associent en insistant sur les relations dialectiques qui lient intégration et exclusion.

Notre recherche participe donc au débat scientifique sur les processus qui relient les uns et les autres dans le sport ou au contraire les désunit par des logiques d’exclusion. L’ambition n’est pas seulement de comprendre le sport en milieu rural mais de mieux comprendre les processus d’intégration et/ou d’exclusion en jeu au sein de ce milieu à travers les connectivités.

 Pour une méthodologie des connectivités sportives associatives rurales

L’intensification des rapprochements entre club peut être perçue comme une conséquence de l’évolution des populations rurales. Bien évidemment, ce recours trouve sa raison d’être dans la survie puisque la plupart des clubs déclarent rechercher un développement durable et autonome afin de pérenniser leur club au sein du territoire. De fait, ces nouvelles associations deviennent les représentantes d’espaces plus vastes et les références communales disparaissent des appellations des clubs. Le développement des actions menées par les Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), (gestion des équipements, animation sportive,…) doublé du rapprochement de nombreux clubs préfigure peut-être l’avènement d’une pratique sportive à cette nouvelle échelle.

Malgré ces nouvelles perspectives de développement local, nous avons délibérément choisi de nous intéresser à l’échelle du village. Cette échelle d’analyse nous a semblé être une des meilleures façons de faire du terrain parce que :

  • C’est la plus petite échelle à laquelle les indices pertinents peuvent être recueillis grâce à l’Insee.
  • C’est l’échelle la plus petite à laquelle l’Etat se fait sentir aux individus. C’est la résidence légale qui déterminent les droits et les devoirs de tout un chacun : lieu de vote, etc.
  • Une grande partie de la vie sociale se joue à cette échelle, notamment en ce qui concerne l’appartenance associative.
  • L’analyse du sport rural se réalise à travers ses clubs sportifs qui sont fondamentalement ancrés sur le territoire communal. On peut le voir à travers les identités territoriales lors de derbies, les guerres de clocher par exemple.
  • C’est original puisque la géographie sociale se base plutôt sur les espaces naturels, la science politique sur la région, le département ou le canton.

Nous nous sommes attachés à analyser des « scènes socio locales » [28]. Nous ne nous sommes pas contentés d’analyser un seul et unique village, mais dans un souci de représentativité de l’espace rural franc comtois, nous avons sélectionné cinq villages d’étude. Ce choix s’est réalisé à partir de la construction d’une typologie des communes rurales [29]. Au total, notre terrain de recherche comporte vingt-et-un clubs, ce qui porte la population de sportifs ruraux étudiée à environ sept cents personnes [30].

Notre recueil de données s’est effectué en trois grandes étapes. D’abord une démarche de type quantitatif avec le passage de trois cent trente trois questionnaires auprès de sportifs ruraux opérant sur mes terrains. Puis une approche de type qualitatif avec la réalisation d’une quarantaine d’entretiens semi-directifs parmi ces mêmes sportifs ruraux ainsi que parmi différents acteurs potentiels de ces connectivités sportives (dirigeants, présidents, conseillers municipaux, maires, assistantes sociales, médecins…). Parallèlement à ces deux phases, nous avons conduit une observation participante au sein d’un club de football d’un de mes terrains de recherche. « La proximité, permise par l’observation participante, est une arme précieuse pour comprendre les pratiques sociales, elle est même « excitante » au moment où se fait l’enquête car elle donne l’impression de livrer accès aux pratiques à la fois les plus banales et les plus cachées mais souvent les plus décisives pour dépasser la « façade » qu’aiment à offrir d’eux-mêmes les enquêtés. » [31]. Cette démarche nous a permis de nous approcher au plus près de la réalité, et de déceler les mécanismes subtils d’intégration et d’exclusion à travers les connectivités sportives.

 Une recherche originale en sociologie du sport

Notre objet d’étude se différencie des recherches menées antérieurement en France : c’est un champ de recherche très peu exploité. D’une part, elle prend en compte une population rurale occultée le plus souvent en sociologie du sport et des loisirs au profit de la population urbaine. D’autre part, elle concerne les activités physiques et sportives non seulement de compétition mais plus globalement celles qui se mènent comme des activités de loisir.

Notre point de vue se démarque des positions théoriques classiques de la sociologie du sport puisqu’il n’envisage pas l’étude du sport en milieu rural sous l’angle du système des sports [32], d’une critique de l’assujettissement des masses [33], ou de la thématique de l’insertion [34].

A partir d’un travail empirique riche et fourni, notre recherche interroge le sport en milieu rural comme élément de la recomposition sociale de l’espace rural. L’analyse des connectivités dans et à partir des associations sportives en milieu rural éclaire notre questionnement plus général autour des processus d’intégration et/ou d’exclusion au sein de cet espace.

Notes

[1] B. Kayser, A. Brun, J. Cavailhes, Naissance de nouvelles campagnes, Paris, Datar, Editions de l’Aube, 1992.

[2] H. Mendras, Eléments de sociologie, Paris, Armand Colin, 1967, P.143-144. L’auteur définit la société d’interconnaissance dans les termes suivants : « Tous les gens sont nés et vivent ensemble de la naissance jusqu’à leur mort. C’est pourquoi cette société se définit comme d’interconnaissance. Chacun des membres de la société connaît tous les aspects de la personnalité de tous les autres membres ».

[3] F. Dubet, Le déclin de l’institution, Paris, Seuil, 2002.

[4] Cité par C. Pociello, « Le sport entre mesure et démesure », in Communications, Nature extrêmes, n°61, 1996, p. 21-39.

[5] C. Pociello, Les cultures sportives, Paris, PUF, 1995.

[6] D. Bodin, S. Héas, Introduction à la sociologie des sports, Paris, Chiron, 2002.

[7] J-P. Callède, Histoire du sport en France, Du Stade bordelais au SBUC 1889-1939, Bordeaux, MSHA, 1993.

[8] N. Elias, in N. Elias, E. Dunning, Sport et civilisations. La violence maîtrisée, Paris, Fayard, 1986, p. 25.

[9] M. Agulhon, Les associations au village, Le Paradou, Actes Sud, 1981, p. 61.

[10] R. Sainsaulieu, Des sociétés en mouvement. La ressource des institutions intermédiaires, Desclée de Brouwer, Paris, 2001, p. 16.

[11] H. Mendras, L. Duboys Frenet, Français, comme vous avez changé, Paris, Tallandier, 2004, P.16.

[12] Pour Renaud Sainsaulieu, Des sociétés en mouvement. La ressource des institutions intermédiaires, op.cit., les institutions intermédiaires constituent des instances de socialisation, de construction identitaire. L’utilisation du concept d’institution renvoie également à la sociologie d’Emile Durkheim (E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique [1894], Paris, PUF, Quadrige, (Coll.), 1986 et à l’emprise exercée par un collectif, une organisation sur les conduites et les modes de pensée de ses ressortissants.

[13] Y. Le Caro, Les loisirs en espace agricole. L’expérience d’un espace partagé, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Collection Géographie sociale, 2007.

[14] J-P Augustin, « La diversification territoriale des activités sportives », L’Année sociologique 2/2002 (Vol. 52), p. 417-435.

[15] R. Sainsaulieu, Des sociétés en mouvement. La ressource des institutions intermédiaires, op. cit., p. 117.

[16] P. Duret, « Le sport, « comme je veux et où je veux », in Le nouvel observateur, la ferveur sportive, n°60 Hors-série, octobre-novembre, 2005, p. 76-77.

[17] R. Brubaker, « Au-delà de l’identité », Actes de la recherche en sciences sociales, n°139, septembre 2001. L’auteur oppose la catégorie d’analyse à la catégorie de pratique, qui se constitue, au sens bourdieusien, de catégories de l’expérience quotidienne, développées et déployées par les acteurs sociaux ordinaires, en tant qu’elles se distinguent des catégories utilisées par les socio-analystes, qui se construisent à distance de l’expérience.

[18] Dans une interview du n°1476 datée du 30 octobre2010, l’Equipe Mag, titrait : « Le sport, c’est du lien social », reprenant les mots de Rama Yade.

[19] En référence aux travaux de morphologie associative d’Albert Meister. Cf. La participation dans les associations, Paris, Les Editions Ouvrières, 1974 et Vers une sociologie des associations, Paris, Les Editions Ouvrières, 1972.

[20] J-P. Callède, La sociologie française et la pratique sportive (1875-2000). Essai sur le sport. Forme et raison de l’échange sportif dans les sociétés modernes, Bordeaux, MSHA, 2007, p. 429-467.

[21] P. Bouvier, Le lien social, Paris, Gallimard, Coll. Folio Essais, 2005, p.135.

[22] G. Simmel, Sociologie et épistémologie, Paris, PUF, 1981.

[23] R. Brubaker, « Au-delà de l’identité », op. cit.

[24] Voir à ce sujet W. Gasparini et G. Vieille Marchiset, Le sport dans les quartiers. Pratiques sociales et politiques publiques, Paris, PUF, 2008.

[25] J-P. Callède, La sociologie française et la pratique sportive (1875-2000). Essai sur le sport. Forme et raison de l’échange sportif dans les sociétés modernes, op.cit.

[26] Voir sur ce point, entre autres, les travaux de Jean-Marie Brohm, Patrick Vassort et les articles de la revue Quels corps ?

[27] D. Le Breton, « Activités physiques et sportives et intégration : aspects anthropologiques », in Empan, vol.3, n°51, 2003, p.58-64.

[28] M. Bozon, Vie quotidienne et rapports sociaux dans une petite ville de Province. La mise en scène des différences, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1984. L’auteur définit la scène socio locale comme « le produit de la rencontre entre, d’une part, des identités socioculturelles, des pratiques sociales et des styles de vie relativement fixés et, d’autre part, l’espace de mise en œuvre des pratiques, la situation particulière et les conditions circonstancielles dans lesquelles les habitus se trouvent inscrits ». 

[29] Nous avons construit une typologie de l’ensemble des communes rurales franc-comtoises à partir de variables mises à disposition par l’Insee : le seuil des 2000 habitants / Polarisation : dans les mobilités ville / campagne, entre d’une part l’espace rural et l’espace urbain / Eloignement aux services / Activité : dynamique / passif.

[30] Le chiffre est approximatif car les clubs ne tiennent pas une comptabilité rigoureuse de leur nombre de licenciés et celui-ci est très fluctuant d’une année sur l’autre.

[31] S. Beaud, M. Pialoux, préface in N. Rénahy, Les gars du coin. Enquête sur une jeunesse rurale, Paris, La Découverte, 2006.

[32] C. Pociello, Sports et société, approche socio-culturelle des pratiques, Paris, Vigot, 1981.

[33] J-M. Brohm, Les shootés du stade, Paris, Paris-Méditerranée, 1998.

[34] P. Chantelat, M. Fodimbi, J. Camy, Sports dans la cité. Anthropologie de la jeunesse sportive, Paris, L’Harmattan, 1996.

Pour citer l'article


Prévitali Clément, « Les connectivités sportives associatives en milieu rural en Franche-Comté. Eléments d’intégration et/ou d’exclusion », dans revue ¿ Interrogations ?, N°11 - Varia, décembre 2010 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Les-connectivites-sportives (Consulté le 25 septembre 2016).



ISSN électronique : 1778-3747

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